BNB et démocratie

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De la dérive de notre modèle de gouvernance[modifier]

"Expropriés de notre culture, dépouillés des valeurs dont nous étions épris – pureté de l’eau et de l’air, grâces de la nature, diversité des espèces animales et végétales -, tous Indiens désormais, nous sommes en train de faire de nous-même ce que nous avons fait d’eux." Claude Lévi-Strauss

Ce projet est une co-construction d'un autre mode de gouvernance démocratique, cohérent avec nos valeurs, respectueux des diversités culturelles et en harmonie avec la nature. Par ses implications, il relève des quatre piliers du BNB.


Interrogation principale: Pourquoi "[...] sommes-nous en train de faire de nous-même ce que nous avons fait d’eux" ?

Eléments de réponse (avertissement: réponses oppositionnelles)

Parce que les 99% d'entre-nous acceptons les contraintes issues de la croyance collective d'une mondialisation heureuse pour tous dont les bénéfices seront largement redistribués grâce au mythe économique du ruissellement ? ou

Parce que la latitude d'action des gouvernants est bornée par leurs barrières idéologiques ? ou

Pour accroître notre compétitivité par rapport aux autres nations afin de produire plus de biens, dont la durée de vie est de plus en plus courte ? ou

Parce qu'il n'y a pas d'autre alternative que de détourner le regard du chemin aboutissant au plus grand suicide collectif de l'histoire de l'humanité ?


Nouvelle interrogation : Ces réponses ne questionnent-elles pas la qualité de la gouvernance actuelle ?

Ce qu'ils en pensent :

Serge Moscovici, psychologue social, historien des sciences : « Comment se peut-il que les hommes doués de raison acceptent, et ce durant de longues périodes, que leur existence dépend de choses non raisonnables, et se laissent gouverner par des idées que l’expérience et la raison ont démenti ? » https://www.cairn.info/revue-vraiment-durable-2014-1-page-117.htm#

Philippe Descola, titulaire de la chaire d'anthropologie de la nature au Collège de France, "Nous devons faire face à un défi conceptuel de très grande ampleur".

Pierre Larrouturou, économiste :"La solution est scandaleusement simple : nous avons l’argent. Il suffit de l’utiliser autrement." Voir: BNB et politique

Jacques Dubochet, prix Nobel de chimie, discours lors de la manifestation pour le climat du 3.2.2019, à Lausanne : «Il nous faut des nouvelles gouvernances, mais on ne les invente pas de zéro. La gouvernance démocratique est un vieux système. Je continue de croire que c’est notre solution.»

Comme le dit P. Descola: Pour voir, il suffit de faire un pas de côté !

Le projet "BNB et démocratie" est une invitation à faire un pas de côté pour imaginer de nouvelles institutions qui s’appuient sur la démocratie délibérative et les expériences de tirage au sort. Un système qui évite une concentration du pouvoir mais surtout réin­tègre la politique au sein de la population. Un mode de gouvernance conforme à l’idéal aristotélicien d’être tour à tour gouvernés et gouvernants.


Autres idées en vrac: Quelques constats pointant vers une critique radicale de la démocratie représentative


La valeur cardinale de la démocratie représentative est la confiance. En effet, la démocratie est le seul régime qui repose sur le consentement du gouverné. Le fonctionnement du système repose sur les partis politiques. Or les citoyens manifestent de plus en plus de défiance à leur égard. réf Néanmoins, l'attachement à la démocratie est fort. Le vote est considéré comme le moyen le plus efficace d'expression pour les citoyens

Les moyens financiers élevés, nécessaires pour remporter les campagnes électorales, tendent à rompre le lien "Un citoyen - une voix". réf

Le court-termisme prévaut dans les décisions politiques essentielles au bien-être des populations à moyen terme.

La "doxa économique" chapeaute les décisions politiques. Elle induit une rupture entre l'homme et le bien commun, mais aussi, de par la concentration du capital, elle donne naissance à une nouvelle caste de possédants dont le pouvoir interfère avec le fonctionnement des institutions démocratiques.

"Selon l’analyse d’Oxfam, 26 personnes possèdent à elles seules autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 3,8 milliards de personnes, contre 43 l’année dernière. [...] La lutte contre les inégalités reste l’une des problématiques les plus éprouvantes du monde. L’accès aux services publics universels est une solution avérée pour y parvenir." Gro Harlem Brundtland

Présentation d'un modèle démocratique alternatif: le modèle de Terril Bouricius[modifier]

Un premier texte de Gabriel et Jean-Philippe pour donner envie d'aller plus loin

Présentation du tirage au sort (TAS)[modifier]

Présentation d'expériences de délibération par des groupes de tirés au sort[modifier]

Les 4 couleurs pour être efficace dans des grands groupes.

Références générales[modifier]

Le baromètre de la confiance politique en France

Augagneur, Floran. « La vie n'existe que là où il y a des hommes. Serge Moscovici : l'écologie ou la raison du peuple », Vraiment durable, vol. 5/ 6, no. 1, 2014, pp. 117-133.

Analyse du modèle de T. Bouricius par le banc du village